Je suis le feu. Mes flammes vous effraient, et c'est à petit feu que je vous consume. Tentez, ne serait-ce qu'une fois, de jouer avec moi, et je vous assure que vous ne ferez pas long feu. Vous, humains, avez réduit cette Terre à feu et à sang, rasant et pillant tout ce que la nature avait à offrir. Vous mettre le feu aux fesses n'est donc qu'un juste retour des choses.
Vous qui souhaitez toujours me toucher, je vous brûlerai à la moindre approche, et vous réduirai en cendres au moindre contact que je jugerai trop entreprenant. Vous ne pouvez savoir quand je vous recouvrirai de mes flammes. Mais sachez que les feux follets sont les premiers messagers ; Ayez peur lorsque vous les verrez.
Tout comme vous vous appropriez le droit de vie et de mort sur tout ce qui vous entoure, je m'autoproclame maître de vos existences. Peut-être ainsi suivrez-vous la voie que je vous trace, et saisirez la chance de modifier votre destin en cessant la destruction de votre planète. Tant que vous continuerez à vous entêter, je continuerai à briller dans le feu de vos exactions.
Et ne pensez pas que feu s'en va, lorsqu'eau arrive ! Quand vous pensez m'avoir éteint, je me rallume dès que vous avez le dos tourné. Je décide seul du degré de souffrance que j'inflige à ma victime. Et quand je vous vois fuir devant ce danger que je suis, je brûle alors inévitablement de bonheur.
Vous n'y voyez que du feu, mais chacune des flammes qui me composent contribue à mon importance et a un rôle à jouer. Mais je ne peux toutes vous les exhiber au risque de devenir victime de cette folie qui nous pousse dans le refoulement. Ce n'est pas par plaisir que je calcine ce à quoi vous tenez, même si à force de vous persécuter, un sourire se dessine sur mes lèvres enflammées. Je cherche seulement à sauver le peu de lieux naturels qui résistent encore à vos assauts. Et c'est en vous éradiquant, faute de pouvoir vous ouvrir les yeux, que je résoudrai le problème dont vous êtes la cause.
Moi, le feu, je suis ce guide qui vous conduira à votre perte si vous n'osez lever la tête et m'affronter comme il se doit. Vous avez mis le feu aux poudres ; je ne fais que vous conduire vers l'explosion qui en découle.
Je brûle d'impatience à l'idée qu'un jour je pourrai vous réduire à l'état de simple matière minérale, et que vos corps rôtiront sous le délice de ma lumière ardente.