Me laissant espérer le plus naïvement du monde,
Qu'un jour nos chemins se recroiseraient
Afin de former à nouveau la plus belle des unités.
Tant de choses ont changé depuis.
Moi j'ai grandi, et toi tu as fui ;
Fui ce passé dont je faisais parti,
Fui cette douleur qui apparaissait
A chaque fois que le souvenir de nous,
Te forçait à te remémorer ce que tu cherchais à effacer.
Mais je ne puis oublier ce qui me tient à c½ur
Sans penser que ce serait une erreur,
Une erreur qui ne ferait que prendre de l'ampleur,
Pour au bout du compte
Me faire sombrer dans une détresse sans fin.
Je souffre à l'idée de voir qu'on ne sera plus jamais ensemble
Mais la souffrance serait d'autant plus grande,
Si je devais abandonner l'espoir d'un jour te retrouver,
Et de m'interdire à jamais le droit de t'aimer.
Je laisse donc la flamme se consumer,
Souhaitant sans relâche et en toute naïveté,
Que mon dernier souffle se fasse à tes côtés.

