A toi

A toi
Tu as emplis mon c½ur pendant tant d'années,
Me laissant espérer le plus naïvement du monde,
Qu'un jour nos chemins se recroiseraient
Afin de former à nouveau la plus belle des unités.

Tant de choses ont changé depuis.
Moi j'ai grandi, et toi tu as fui ;
Fui ce passé dont je faisais parti,
Fui cette douleur qui apparaissait
A chaque fois que le souvenir de nous,
Te forçait à te remémorer ce que tu cherchais à effacer.

Mais je ne puis oublier ce qui me tient à c½ur
Sans penser que ce serait une erreur,
Une erreur qui ne ferait que prendre de l'ampleur,
Pour au bout du compte
Me faire sombrer dans une détresse sans fin.

Je souffre à l'idée de voir qu'on ne sera plus jamais ensemble
Mais la souffrance serait d'autant plus grande,
Si je devais abandonner l'espoir d'un jour te retrouver,
Et de m'interdire à jamais le droit de t'aimer.
Je laisse donc la flamme se consumer,
Souhaitant sans relâche et en toute naïveté,
Que mon dernier souffle se fasse à tes côtés.

# Posté le vendredi 28 juillet 2006 04:29

Loin du coeur, loin de la mort...

Loin du coeur, loin de la mort...
S'attacher pour quoi faire ?
Pour sombrer dans la démence
Lorsque cet être qui nous est si cher
Disparaîtra en ne nous laissant que tristesse ?

Sans doute trop lâche pour prendre ce risque,
Celui d'être à nouveau laissé de côté
Car le destin n'aura pas voulu qu'elle soit près de moi,
Je me terre en mon sein pour ne point souffrir,
Et dissimule ma trouille derrière mes sourires.

Car oui, j'ai peur.
Peur d'être celui qui sonnera le glas
De celle qui ne voulait pas en rester là.
Peur que l'on ne découvre celui que je suis,
Et que ces années passées à cacher ce que j'ai connu,
Ne soient ruinées en l'espace d'un baiser.

La paranoïa a pris le pas sur moi,
Et me pousse à ne voir que le malheur
Que je sèmerai à jamais sur mon passage.
Même si je me force à voiler le mauvais présage,
Je ne peux effacer la souffrance subit en ma présence.

Bien que je cherche à changer,
Le passé me rattrape toujours avant que je ne sois sauvé.
Et c'est en vivant à vos côtés
Tout en restant en retrait de toute amitié,
Que je parviendrai à faire de vous les rescapés de ma triste destinée.

# Posté le jeudi 27 juillet 2006 05:03

Mort, je t'attends...

Mort, je t'attends...
La vie,
Parcours dont l'apogée,
Aussi commune soit-elle,
Est la mort.

La mort,
Récompense pour les uns,
Phobie pour les autres.

Mais moi,
Heureux de la vivre,
Serein je l'attends,
Dans une plénitude encore jamais éprouvée.

Je suis né pour elle,
Je vis pour la servir,
Je la nourri de mon désespoir,
Mais elle me promet la liberté.
Une liberté sans contours,
Une liberté sans vie,
Une liberté vide de tout,
Pas de droits, pas de devoirs,
Une liberté sans société,
Une mort, une vie libre...

# Posté le mercredi 26 juillet 2006 13:06

Quelques mots sur l'hypocrisie...

Quelques mots sur l'hypocrisie...
L'hypocrisie humaine est au c½ur de nos vies.
Nul ne peut se séparer d'elle sans en payer le prix.
La refreiner revient à retarder notre évolution,
Car chaque individu a besoin d'elle pour avancer.

Il est vital pour nous de s'en servir,
Sans quoi, le trop plein d'honnêteté,
Dont on se vante pourtant tous d'avoir,
Nous entraînerait dans les profondeurs les plus lugubres de l'humanité.

Il faut donc accepter ce qui est,
Sans vouloir s'en cacher.
Nous vivons tous dans l'hypocrisie,
Alors pourquoi vouloir s'obstiner à la sortir de nos vies ?

La rejeter revient à se rejeter soi-même,
A rejeter ce qui prend part à la nature humaine.
Ne nous soucions pas du malheur qu'elle amène,
Et ne regardons que les bienfaits que parfois elle entraîne.

# Posté le mercredi 26 juillet 2006 12:53

...

...
Mais où courent-ils ainsi,
Sans jamais considérer ce qui les entoure,
Avec pour seul objectif apparent,
Quitter ce jour pour rejoindre le suivant ?

Ils disent profiter de la vie,
Et m'invitent à faire de même.
Mais comment suivre ces êtres,
Quand à leurs yeux, profiter rime avec choix ?

Ils n'ont pas compris ce que peu ont saisi :
On ne peut choisir sa vie.
Et tant qu'ils se diront être les décideurs
D'un monde qui n'est en aucun cas le leur,
Je ne pourrai me joindre à eux, et profiter de leur bonheur
Dans leur monde où l'hypocrisie demeure face à la vie.

Je reste donc sur le côté,
Marginalisé par le poids de mes pensées
En espérant qu'un jour,
Au fin fond de ce long couloir obscur,
La vie m'offrira la possibilité de me mélanger,
Loin de ces idées qui font de moi ce que je ne suis pas.

# Posté le mercredi 26 juillet 2006 12:46

Modifié le jeudi 27 juillet 2006 04:51